Opération
« Traversée des batraciens »
Les membres du « Genévrier » ont lancé l’opération « traversée des batraciens » au début des années 80. Un des résultats le plus tangible, outre la protection des batraciens, évidemment, est la construction en 1998, par le ministère de l’Équipement et des Transports, de tout un réseau de caniveaux (« crapauduc ») permettant aux batraciens de traverser désormais sans encombre la Route Nationale qui va de Ville à Werbomont, au lieu-dit Landrecy.
Danger !
Vers la fin de l’hiver, les premières températures douces et la pluie activent l’horloge biologique des batraciens et, plus particulièrement chez nous, celle des crapauds communs. C’est alors qu’on les rencontre, en soirée, traversant massivement certaines routes pour accomplir la migration nocturne qui les conduit vers les lieux de reproduction.
Dès fin février, si la météo est clémente, les premiers téméraires se lancent dans la quête d’une étreinte amoureuse ; quête qui, malheureusement pour beaucoup, se terminera un soir sur l’asphalte humide d’une route soit écrasés, soit (le plus souvent) aspirés par le déplacement d’air et projetés contre le soubassement ou la carrosserie.
Des solutions ?
Vous pouvez éviter de voir diminuer peu à peu notre population de crapauds en réduisant votre vitesse le soir et la nuit par temps doux et humide (température >4°C), de fin février à début avril.
- à 30 km/h, on repère facilement – dans le faisceau des phares – les animaux immobilisés sur la route ;
- on peut de ce fait éviter de les écraser tout en ralentissant encore pour que le déplacement d’air occasionné ne leur soit plus fatal.
Merci aussi d’être très attentifs aux volontaires qui participent au ramassage des batraciens !
Chers volontaires
Petits conseils au niveau manipulation et sécurité :
Chez les amphibiens, la peau est un organe fragile. Elle leur permet de respirer, tout en les protégeant de la dessiccation. Une manipulation maladroite peut leur être très dommageable. Il est préférable de les manipuler à mains nues et humides. Éventuellement, des gants en latex ou des gants de vaisselle peuvent aussi être utilisés, à condition d’être propres et humides.

La manipulation doit être la plus courte possible, pour éviter que la chaleur corporelle du sauveteur ne réchauffe les animaux. Il faut en tout cas éviter de les manipuler avec des gants en laine ou en tissu, ces matières étant bien trop abrasives pour la peau des amphibiens !
- Portez des vêtements réfléchissants
- Si vous êtes accompagnés d’enfants, veillez à ce qu’ils ne se mettent pas (ni vous) en danger pour sauver un batracien traversant la route.
- Marchez toujours sur l’accotement en faisant face aux véhicules qui viennent dans votre direction et ne vous aventurez sur la chaussée que si vous êtes assuré qu’aucun véhicule n’arrive.
- Restez courtois en toutes circonstances et prenez le temps de donner des explications utiles aux conducteurs qui s’arrêtent.
- La plus grande prudence est de mise, chacun participe à titre personnel (aucune assurance ne vous couvre en cas d’accident).
- Évitez de diriger votre lampe de poche vers les voitures en circulation, vous risqueriez d’éblouir les conducteurs.
Pour en savoir plus
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Crédit photo : Laurent Lebois,
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