Clap de fin pour les ateliers photo ?

Clap de fin pour les ateliers photo ?

Ceux-ci ont débutés en 2023 et viennent de s’achever en beauté par l’exposition au Maka (Ferrières) de réalisations des participants aux ateliers pendant ces trois ans. Une juste consécration pour eux et une reconnaissance pour leur travail.

Le groupe, une dizaine de personnes (ça a peu varié avec le temps) se retrouvait à peu près une fois par trimestre avec au menu, des nouvelles techniques à maîtriser, du travail sur la lumière, la composition, … Et, à chaque fois, quelle que soit la météo, ils étaient présents au rendez-vous.

En plus du plaisir de les accompagner dans leurs recherches, leurs projets, ce que je retiens de ces trois années, c’est la bonne humeur, le plaisir de se retrouver et de partager et surtout, le fait d’être partants quelles que soient les situations imaginées par l’esprit machiavélique de l’animateur. En bref, pour finir, une belle bande de copains réunis autour d’un projet commun : la photographie. Comme on dit chez nous : « On a bien ri, on a eu bien bon ! »

Merci aux membres de l’atelier pour tout ce qui précède et bonne continuation dans vos projets photo.

Découvrez via ce lien quelques images prises lors des ateliers ainsi que les photos des participants exposées à la fête du Genévrier en novembre 2025.

Mais, parlons un peu de l’atelier lui-même.

« Un peu de théorie, beaucoup de terrain ». Ce principe a été notre fil conducteur tout au long de ces trois ans. Mais attention, il ne s’agissait pas d’un cours de photographie, je laisse cela à des personnes bien plus qualifiées que moi.

Le but principal était que, dès le départ, les participants débutants puissent commencer à prendre du plaisir à photographier et produire des photos convenables, quel que soit leur appareil et sans avoir à ingurgiter les centaines de pages des manuels techniques accompagnant les boîtiers modernes . Autre buts mais tout aussi importants : qu’ils apprécient leurs réalisations et qu’ils s’amusent !

Pour les plus avancés, le défi était de les faire sortir de leur zone de confort, de leurs habitudes, afin de (re)découvrir des techniques, des manières de faire peut-être connues mais à tout le moins délaissées. Et surtout qu’ils s’amusent aussi !

Pour en parler, le témoignage de Cécile,
une des fidèles participantes

« Hiver 2024, un dimanche matin pas comme les autres. On se prépare fébrilement Jean-Philippe et moi. Le matériel photo est prêt, le pique-nique vite empaqueté dans les boîtes à tartines comme à l’accoutumée.
Pull en laine, chaussettes chaudes et grosses bottines seront nécessaires aujourd’hui. Peu importe le froid hivernal de ce mois de février, le plaisir d’aller retrouver Jacques, Anne et tous nos comparses embarqués dans cette belle aventure de l’atelier photo du genévrier nous réchauffe déjà le corps et l’esprit.

Aujourd’hui, le rendez-vous est fixé à la ferme de Palogne au bord de l’Ourthe. Quelques gouttes de pluie pour nous accueillir…C’est déjà l’occasion de faire quelques beaux clichés de ronds dans l’eau à la surface d’une fontaine toute proche.

Le thème du jour : Noir et Blanc…ça ne va pas être simple ! D’abord trouver le mode monochrome dans le menu de l’appareil photo…ça y est, c’est bon ! La journée peut commencer !
Trouver des sujets intéressants à travailler en noir et blanc se révèle être fort différent de ce qu’on a l’habitude de faire. Rechercher les bons contrastes, découvrir que certaines couleurs qui nous apparaissent intéressantes dans le monde coloré ne donneront qu’un gris sombre dans la composition noir et blanc, jouer avec la lumière pour obtenir de beaux clairs-obscurs, etc. Encore un nouveau défi qui nous aura permis de porter un autre regard sur nos sujets à photographier.

Comme toujours, le parcours de la balade photo était super. Les bords d’Ourthe et le château de Palogne en noir et blanc : un beau programme pour cet atelier photo de février !

Après la balade, retour à notre QG de Saint-Roch : café et spéculoos réconfortants nous attendent avant le moment tant redouté de la sélection par chacun·e de quelques photos du jour pour la projection finale. Beaucoup de belles photos et toujours un chouette partage des commentaires. 
Encore une belle journée qui en plus de la convivialité nous fait progresser en s’amusant.
Merci Jacques ! »

Cécile Libioulle

Et maintenant, clap de fin ou pas ?

En fait, ça dépend de vous !

Intéressé ? Vous me contactez (jacques.genevrier.be) et on en discute pour voir si ce qui est proposé répond à vos attentes.

Autre contrainte : les prochains ateliers débuteront s’il y a au moins 5 inscrits. Le maximum, au niveau des inscription étant 12 ( question de place).

Alors, parti pour de nouvelles aventures ? Elles commenceront en avril.

Ce sera bien sûr annoncé dans la Lettre (accessible aux membres du Genévrier), sur notre page Facebook (le genévrier) ainsi que sur notre nouveau site : genevrier.be

Week-end festif du Genévrier

Week-end festif du Genévrier

Fin novembre, les volontaires du Genévrier étaient à pied d’œuvre pour proposer un week-end riche en activités nature dont la plupart se tenaient au Maka à Ferrières.

Une conférence sur le thème du castor

Le vendredi soir, invités par le Genévrier, deux membres du GT Castor de Natagora, Olivier Kint et Luc Humblet ont fait part de leur expérience sur cet hôte de nos espaces aquatiques. Après avoir donné quelques explications sur les caractéristiques particulières de ce mammifère et ses comportements familiaux, ils ont montré des très belles vidéos montrant le castor et ses castorins dans leur milieu de vie. La seconde partie de leur exposé identifiait les avantages du retour du castor sur la biodiversité en donnant notamment pour exemple la création de méandres au niveau des cours d’eau par la construction des barrages. Cet élargissement du lit du ruisseau et le ralentissement du flux de l’eau permettent la réappropriation de ce milieu par des batraciens, insectes, oiseaux d’eau… Les conférenciers, assistés de Xavier Vicca du Contrat rivière Ourthe ont également intégré dans leur discours des situations qui peuvent s’avérer moins positives pour certaines espèces botaniques ou animales. La problématique des inondations créées par certains barrages a été évoquée ainsi que des mesures préventives ou curatives qui peuvent être soutenues par le DNF, le Contrat rivière et les communes.

Le public était venu nombreux pour assister à cette conférence. Ils ont profité du moment consacré au débat pour faire part de leurs questions et commentaires sur cette problématique. Parmi la cinquantaine de participants à cette conférence, les représentants du Collège communal, Marianne Dupont, Rebecca Licher, Christophe Piels et notre bourgmestre Christian Verdin ont fait part de leur intérêt et soutien pour la thématique de la soirée mais également pour les activités mises sur pied depuis plus de 40 ans par le Genévrier. Nous avons pu les retrouver également pendant le week-end, accompagnés de deux autres représentants communaux, Yvon Rollin et Raphaël Lambotte.

Exposition photos

C’était au tour des membres de l’atelier photo du Genévrier de faire part de leur talent artistique. Les photographes en herbe ont expliqué au public venu admirer leurs œuvres les grandes lignes de la composition et de la technique photographique, émaillées de quelques anecdotes vécues lors des stages photos. Les thèmes présentés étaient variés. Les images de photographie animalière, de paysages, d’insectes, de fleurs mais aussi de bâtiments ont suscité l’intérêt des visiteurs ainsi que des responsables communaux venus soutenir cette activité initiée il y a 3 ans par le Genévrier sous l’impulsion et les conseils de leur maître es photo, Jacques Wagener.

Et encore…

La bibliothèque de Ferrières proposait un stand avec des livres consacrés au castor mais également à la biodiversité. La bibliothécaire, Madame Christine Hardy présentait ces livres avec beaucoup de pédagogie et répondait avec grand plaisir aux questions des visiteurs de l’exposition.

Le Genévrier tenait également un stand. De nombreux posters exposaient la faune, la flore et des éléments de géologie de la région de Ferrières. Les deux réserves naturelles gérées par le Genévrier étaient bien sûr présentées avec enthousiasme par les membres du Genévrier et leurs conservateurs, Jacques Wagener pour la réserve naturelle de Wésomont et Jean-Philippe Demaret pour celle du Pierreux à Xhoris.

Pendant que certains s’extasiaient devant la cinquantaine de photographies, d’autres ont profité de l’organisation d’une balade à Burnontige pour découvrir le milieu de vie du castor. Guidés par les membres du GT castor, les courageux marcheurs ont pu se rendre compte de l’impact du castor sur un étang et le ruisseau de Wésomont. La construction d’un barrage a amené des changements sur le biotope de cette zone. L’étang qui avait tendance à se vider progressivement a retrouvé un niveau qui permet de maintenir une vie typique de ce milieu lacustre.

L’exposition s’est terminée dimanche en fin d’après-midi. Les membres du Genévrier et de l’atelier photo ont rangé tout le matériel de l’exposition avec le sentiment d’avoir réussi leur week-end. Ils se retrouveront l’année prochaine pour compléter leur bagage technique et proposer de nouvelles photos lors d’une future exposition.

Le Genévrier remercie vivement les partenaires de cette activité : la commune et l’office du Tourisme de Ferrières, le DNF, Le Contrat de Rivière Ourthe, le GT Castor Natagora, la bibliothèque de Xhoris.

Jean-Philippe Demaret
Membre du CA et trésorier du Genévrier

Clap de fin pour les ateliers photo ?

Atelier photo – 2025/1

Journée retrouvailles ce dimanche 16 février pour les participants au premier atelier photo de l’année.

 

Au menu du jour : les poses longues.

En matinée, une partie théorique en salle suivie d’exercices pratiques sur le terrain. Les températures glaciales n’ont pas aidé les photographes qui, souvent, avaient bien du mal à effectuer leurs réglages avec les doigts engourdis.

Après le repas, retour sur le terrain direction le ruisseau de Wésomont. Des températures un rien plus clémentes grâce au soleil qui avait fait son apparition mais, malheureusement, nous étions en sous-bois et les pieds dans l’eau !

Consignes de l’après-midi : réaliser des prises de vues créatives en utilisant les poses longues. Ce ne fut pas de tout repos comme vous pourrez le constater sur les photos ci-dessous.

Un peu de technique

La pose longue est une technique créative qui permet, notamment, de rendre l’eau en mouvement (mer, cascade, …) lisse et cotonneuse et les nuages étirés en longs filaments.  Elle est également utilisée pour les prises de vue la nuit. Les photos ainsi obtenues donnent une impression de calme, de sérénité.

D’autres usages possibles : photographier les étoiles, les manèges, le trafic routier, les feux d’artifice, …

Le principe en est simple : on va allonger le temps de pose, c’est-à-dire le temps pendant lequel la lumière pénètre dans l’appareil. Plus de temps = plus de lumière qui arrive aux capteurs (cas de la photo de nuit).

Pour obtenir un effet « filé » en plein jour, l’utilisation de filtres gris neutres (ND) sera nécessaire. Ces filtres ont la particularité de laisser passer moins de lumière et donc d’allonger le temps de pose pour obtenir la même quantité de lumière sur les capteurs.

Ci-après, deux images parmi d’autres prises lors de l’après-midi.

Intéressé(e) ?

Prochain atelier photo est programmé le dimanche 27 avril 2025. Tous les renseignements le concernant paraîtront sur ce site et sur la page Facebook du Genévrier ASBL.

 

Jacques Wagener

Au fil de la Lembrée

Au fil de la Lembrée

Août 2024

Guides : Cécile & Jean-Philippe

 

Au menu du jour, une belle journée ensoleillée et des participants enthousiastes pour débuter notre parcours là où la Lembrée réapparaît après un parcours souterrain de quelques km. La résurgence est bien alimentée cette année suite à l’abondante pluviométrie des mois précédents. Après quelques explications sur la géologie des lieux et l’étude par des géologues du parcours souterrain de la Lembrée, direction le joli sentier forestier qui longe ce ruisseau.

Sur le bord de la route, un arbre à l’écorce parcourue de côtes de liège attire le regard. Il s’agit d’un érable champêtre dont l’écorce fait également penser à celle de l’orme champêtre. Jean-Philippe nous a expliqué que les branches de cet arbre étaient autrefois recherchées comme perchoir pour les poules.

Le long du sentier forestier : valérianes, orties royales mais aussi épiaire des bois, brunelles, scrophulaires noueuses, cardères velues et autres plantes fleuries étaient encore bien présentes sur le parcours malgré l’approche de l’automne.

Jean-Philippe et Cécile ont également attiré l’attention sur les différentes espèces de fougères rencontrées sur les talus qui bordent le chemin. Une belle diversité qui en a étonné plus d’un.

Petite halte dans le lit asséché de la Lembrée où Jean-Philippe nous a conté la légende du Roi des Aulnes avec le lied (conte chanté) de Schubert en fond sonore…plongée en osmose avec le lieu et l’ambiance de ce conte tragique ! Dans les galets de la rivière, Bernard Amand y repère des galets noirâtres de forme atypique remplis de vacuoles. Bernard nous explique qu’il s’agit de scories, des résidus de la transformation du minerai de fer en métal. Elles ont été produites dans les bas fourneaux des entreprises sidérurgiques qui étaient autrefois nombreuses dans la région.

La suite de la balade rejoignait la réserve forestière du Grand Va, un site de grand intérêt biologique constitué d’un ravin encaissé où l’on rencontre des conditions pédologiques, topographiques et écologiques très contrastées.

Sur les affleurements rocheux ensoleillés on rencontre une flore typique des pelouses calcaires, mais à cette saison nombre d’entre elles ont fini leur floraison. Il faudra revenir au printemps et en été pour les observer. Une des espèces végétales les plus remarquables du site est le genévrier (Juniperus communis) devenu si rare en Wallonie.

Le versant exposé au nord, au contraire, est couvert par une végétation de forêt de ravin à l’ambiance fraîche et ombragée typique . Le blaireau s’y est installé et s’y porte bien au vu du nombre de gueules observées.

Le retour vers la ferme de Palogne, point final de la balade, s’est fait dans la convivialité et la bonne humeur. Les participants, jeunes et moins jeunes, étaient ravis et les guides aussi !

Vous souhaitez participer
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Lu pour vous #1

Lu pour vous #1

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Ce concept n’est pas aisé à appréhender. Est-ce la nature, les animaux, les plantes, tout le « vivant » ? … Et l’humain dans tout ça ?

C’est à cette question et à bien d’autres encore que répond, dans un souci de vulgarisation, le livre de Philippe GRANCOLAS.

Celui-ci, entomologiste, est directeur de recherche au CNRS (Comité National de Recherche Scientifique) et directeur-adjoint scientifique de l’Institut Écologie et Environnement (INEE) du CNRS.

Pour l’accompagner dans l’aventure, Claire MARC, illustratrice, médiatrice scientifique et facilitatrice graphique, créatrice de l’agence de vulgarisation scientifique « Méduse communication ».

Tous ces titres et diplômes inciteraient à imaginer un ouvrage austère réservé à un cercle de personnes « initiées ». Il n’en est rien et, à moins que vous ne soyez incollable sur la notion de biodiversité, je vous en conseille la lecture.

Par rapport au climat, et bien que ce soit lié, la crise de la biodiversité fait très peu parler d’elle. Le livre est là pour y remédier… en partie.

Sans verser dans le catastrophisme, il nous présente la situation telle qu’elle est mais donne également des pistes d’actions.

En 20 questions, l’auteur nous offre un survol des notions essentielles de la biodiversité. Les textes sont courts et agrémentés d’illustrations et de schémas. 

En bref

Un petit livre (136 pages) facile d’accès et agréable à lire. Il vous fera découvrir la complexité de la biodiversité et ses enjeux. Le tout sans se prendre la tête.

Un petit bémol toutefois au niveau de la conception graphique : les mots surlignés, destinés à aller à l’essentiel, nuisent à la lisibilité de l’ensemble.

Jacques Wagener