Août 2024
Guides : Cécile & Jean-Philippe
Au menu du jour, une belle journée ensoleillée et des participants enthousiastes pour débuter notre parcours là où la Lembrée réapparaît après un parcours souterrain de quelques km. La résurgence est bien alimentée cette année suite à l’abondante pluviométrie des mois précédents. Après quelques explications sur la géologie des lieux et l’étude par des géologues du parcours souterrain de la Lembrée, direction le joli sentier forestier qui longe ce ruisseau.
Sur le bord de la route, un arbre à l’écorce parcourue de côtes de liège attire le regard. Il s’agit d’un érable champêtre dont l’écorce fait également penser à celle de l’orme champêtre. Jean-Philippe nous a expliqué que les branches de cet arbre étaient autrefois recherchées comme perchoir pour les poules.
Le long du sentier forestier : valérianes, orties royales mais aussi épiaire des bois, brunelles, scrophulaires noueuses, cardères velues et autres plantes fleuries étaient encore bien présentes sur le parcours malgré l’approche de l’automne.
Petite halte dans le lit asséché de la Lembrée où Jean-Philippe nous a conté la légende du Roi des Aulnes avec le lied (conte chanté) de Schubert en fond sonore…plongée en osmose avec le lieu et l’ambiance de ce conte tragique ! Dans les galets de la rivière, Bernard Amand y repère des galets noirâtres de forme atypique remplis de vacuoles. Bernard nous explique qu’il s’agit de scories, des résidus de la transformation du minerai de fer en métal. Elles ont été produites dans les bas fourneaux des entreprises sidérurgiques qui étaient autrefois nombreuses dans la région.
La suite de la balade rejoignait la réserve forestière du Grand Va, un site de grand intérêt biologique constitué d’un ravin encaissé où l’on rencontre des conditions pédologiques, topographiques et écologiques très contrastées.
Sur les affleurements rocheux ensoleillés on rencontre une flore typique des pelouses calcaires, mais à cette saison nombre d’entre elles ont fini leur floraison. Il faudra revenir au printemps et en été pour les observer. Une des espèces végétales les plus remarquables du site est le genévrier (Juniperus communis) devenu si rare en Wallonie.
Le versant exposé au nord, au contraire, est couvert par une végétation de forêt de ravin à l’ambiance fraîche et ombragée typique . Le blaireau s’y est installé et s’y porte bien au vu du nombre de gueules observées.
Le retour vers la ferme de Palogne, point final de la balade, s’est fait dans la convivialité et la bonne humeur. Les participants, jeunes et moins jeunes, étaient ravis et les guides aussi !